Oscar et la dame rose, Eric Emmanuel Schmitt

12/11/2020

Coucou mes lecteurs ! On se retrouve aujourd'hui pour un nouvel article sur le blog... et pas des moindres car nous allons parler aujourd'hui de mon auteur masculin préféré : Éric Emmanuel Schmitt ! et plus particulièrement de « Oscar et la dame rose », publié en 2002. Cette œuvre est le troisième volume du « Cycle de l'invisible » de l'auteur et a également été adaptée au théâtre et au cinéma (n'oubliez pas les mouchoirs si l'envie vous prend de le regarder).

Avez-vous déjà lu une œuvre d'Éric Emmanuel Schmitt ? Eh bien, moi, comme je vous le disais, j'adore Éric Emmanuel Schmitt pour ce qu'il nous offre dans ses œuvres : de la poésie, de la philosophie et une profonde réflexion sur soi qui ne peut (d'après moi) que nous enrichir (voire nous transformer). Peu importe le thème qu'il aborde, il me transporte et sa plume est capable de vous faire voir le monde autrement. Mais lorsque je lis Oscar et la dame rose - car oui, je l'ai déjà lu de nombreuses fois sans jamais m'en lasser - je reste silencieuse et je contemple le ciel (bon, cette fois-ci je me suis mise à écrire mais, vous me comprenez). Oscar, c'est un jeune garçon de 10 ans atteint de leucémie. La dame rose, surnommée « Mamie Rose » par Oscar, c'est une vieille dame (et ancienne catcheuse...) qui lui rend visite à l'hôpital. Quel duo de choc. Et puis, il y a Dieu. Ici, Eric Emmanuel Schmitt aborde un sujet dramatique et tabou : la mort en y mêlant philosophie en glissant la religion (ici chrétienne) avec subtilité comme sagesse spirituelle pour appréhender la mort d'une autre façon.

Loin l'intention d'Éric Emmanuel Schmitt d'aborder la religion comme nous l'entendons. Ici, le personnage de Mamie Rose aborde la religion donc comme sagesse spirituelle afin, non pas de convertir Oscar mais de l'inviter à réfléchir. C'est alors que naît cette correspondance à Dieu. 1 jour, une lettre qu'Oscar écrit et adresse à Dieu, à qui il raconte ses journées et se confie sur ce qu'il ressent. Nous nous pouvons que nous émouvoir de la conscience qu'un enfant de dix ans peut avoir sur sa maladie et sur sa mort proche ainsi que de la franchise avec laquelle il en parle. Une conscience que ses parents ensevelissent par le silence. Un silence qui se veut pourtant rompre.

Cette œuvre, c'est une façon de dédramatiser la mort et d'en changer nos représentations à travers le regard d'un enfant dont l'innocence demeure tout de même réaliste. Elle met au cœur de son récit, en plus de la spiritualité de la religion l'imagination pour voir autrement et penser différemment. Alors, sur ces douze jours où Mamie Rose rendra visite à Oscar, une journée vaudra dix ans. Dix ans spirituels où Oscar goûtera à de nombreuses préoccupations « d'adulte » qui vous feront sourire et retrouver votre âme d'enfant, car, il faut le dire, nous regrettons parfois le regard enfantin que nous avions de la vie (vous pouvez me l'avouer, je ne dirai rien...). On dit souvent qu'il faut vivre chaque jour comme si c'était le dernier : dans ce livre, la maxime d'Oscar sera de regarder et de vivre chaque jour comme si c'était le premier, pour ne jamais cesser de s'émerveiller.

C'est avec mon cœur que je vous ai écrit cet article car cette œuvre ne cesse de me bouleverser. Pleine d'amour et de tendresse, cette œuvre est aussi juste et réaliste. Ne cessez jamais de choyer la vie, car sa valeur ne dépend pas de sa durée mais uniquement de sa qualité. La vie est un cadeau mais elle nous offre également la mort dont elle est indissociable. Alors que faire ? Eh bien, l'accepter. Elle nous inflige de nombreuses souffrances : qu'elles soient physiques ou morales, elles existent. Mais il existe une différence entre les deux et je vous laisse trouver laquelle.

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